Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peuvent plus être loués en France métropolitaine. Cette interdiction, prévue par la loi Climat et Résilience, va progressivement s'étendre aux logements F puis E. Pour les propriétaires bailleurs d'Île-de-France, de Normandie et de Bourgogne, mieux vaut anticiper dès maintenant : Meet Immobilier fait le point sur le calendrier, les conséquences concrètes et les solutions.
Le calendrier de l'interdiction de location selon le DPE
Instaurée par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, dite loi Climat et Résilience, l'interdiction de mise en location s'applique par paliers successifs en fonction de la classe énergétique du logement :
Classe DPE | Interdiction de location | Statut au 30 août 2026 |
G | Depuis le 1er janvier 2025 | En vigueur |
F | À partir du 1er janvier 2028 | À anticiper |
E | À partir du 1er janvier 2034 | Échéance lointaine |
Un logement est considéré comme "non décent" au sens de la loi dès lors qu'il dépasse le seuil de consommation énergétique fixé pour sa classe. Un locataire peut alors exiger du propriétaire la réalisation de travaux, voire saisir le juge.
Une réforme du DPE au 1er janvier 2026 qui change la donne
Autre évolution à connaître : depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité utilisé dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9. Concrètement, cette révision méthodologique améliore automatiquement le classement énergétique d'environ 850 000 logements chauffés à l'électricité en France, sans qu'aucun travaux ne soit nécessaire — plusieurs biens jusque-là classés F basculent ainsi en E. Un propriétaire dont le logement était proche du seuil a donc tout intérêt à demander un nouveau DPE pour vérifier sa situation actualisée.
Que risque un propriétaire qui ne se met pas en conformité ?
Un logement classé G ne peut aujourd'hui plus faire l'objet d'un nouveau bail, ni d'un renouvellement ou d'une reconduction tacite de bail. Le propriétaire s'expose à ne plus pouvoir louer son bien tant que les travaux de rénovation énergétique n'auront pas été réalisés — avec, à la clé, une vacance locative et une perte de revenus. En cas de litige, le locataire en place peut également demander une diminution de loyer ou la réalisation de travaux sous astreinte.
Nos conseils pour anticiper, où que vous soyez
Que votre bien se situe à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à Versailles ou Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, à Auxerre ou Sens en Bourgogne, ou encore à Honfleur et Deauville sur la Côte Fleurie normande, la démarche est la même :
1. Faire réaliser un DPE à jour pour connaître la classe réelle du bien, notamment après la réforme du 1er janvier 2026.
2. Identifier les travaux prioritaires (isolation, chauffage, ventilation) avec l'appui d'un professionnel, en mobilisant si besoin les aides disponibles (MaPrimeRénov', éco-PTZ).
3. Évaluer, si les travaux ne sont pas envisageables, l'opportunité d'une vente plutôt que d'une mise en location bloquée — Meet Immobilier peut réaliser une estimation gratuite pour éclairer cette décision.
Meet Immobilier vous accompagne
Spécialiste de l'immobilier en Île-de-France, en Normandie et en Bourgogne, Meet Immobilier accompagne les propriétaires bailleurs dans l'analyse de leur situation énergétique, l'estimation de leur bien et, le cas échéant, sa mise en vente ou en location dans les meilleures conditions. Contactez un conseiller Meet Immobilier près de chez vous pour faire le point sur votre logement.
Sources : Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 (loi Climat et Résilience), article 160 ; article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989.